Pourquoi devenir traductrice ?

Puzzleteile: Deutschland und Frankreich zusammen

Cette question m’est souvent posée, généralement accompagnée d’un « et pourquoi l’allemand ? ». Il est en effet légitime de se demander pourquoi une personne a choisi cette voie en particulier parmi toutes celles qui s’ouvraient à ses pieds.

Commençons par le commencement : la langue. L’allemand, donc. C’est effectivement cette langue qui a tout déclenché. Je ne sais pas trop expliquer pourquoi, à dix ans, j’ai opté pour l’allemand plutôt que pour l’anglais. La rencontre avec les correspondants germaniques de mon frère et de ma sœur avait-elle attisé ma curiosité pour cette langue ? Ou bien s’agissait-il des prémices de mon envie de ne pas faire comme tout le monde ? Quoi qu’il en soit, l’allemand devint ma première langue étrangère et le mal fut fait : je tombai amoureuse.

Les années passant, cet amour ne fit que se renforcer au fil des échanges scolaires, des professeurs passionnés et passionnants. Étant également très attirée par l’écriture, mon premier projet professionnel, au collège, fut de devenir journaliste. Jusqu’à ce que je fasse une seconde rencontre déterminante, avec la traduction. Je me rappelle très bien de ces exercices de préparation au bac et du plaisir procuré par l’équilibrisme intellectuel entre les deux langues. Construire un pont, jouer avec les mots, se tordre les méninges et jongler, sans arrêt, entre deux mondes. Un jeu, non plutôt un véritable sport intellectuel, dont j’étais persuadée que l’exercice ne me lasserait jamais. C’était comme une évidence : elle était là, ma vocation.

Cette révélation que j’ai eue alors se confirme jour après jour : ce métier est fait pour moi. La diversité et l’ouverture qu’il permet sont inégalées. Tout ce que j’aime en un métier, que demander de mieux ?

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